De réparateur à inventeur : l’histoire de Sébastien Blaise

Sébastien Blaise présente son invention Bradem lors de l’émission Les Inventifs

Il y a des inventions qui naissent dans un laboratoire. Bradem est né sur un établi, au Bousquet-d’Orb, un village de l’Hérault, entre deux lave-vaisselle à réparer.

26 ans à démonter des machines

Sébastien Blaise est technicien en électroménager depuis 26 ans, dont 16 à son compte. Son atelier fait de la réparation et du reconditionnement — c’est-à-dire qu’il passe ses journées à décider ce qui vaut la peine d’être sauvé.

Cette position d’observation est ce qui rend son constat crédible. Quand il affirme que 70 à 80 % des bras de lavage remplacés n’étaient que bouchés, il ne cite pas une étude : il décrit ce qui passe entre ses mains depuis deux décennies.

Mai 2022 : le déclic

L’idée arrive en mai 2022, au terme d’une énième séance de nettoyage de bras au cure-dent. Le problème est identifié depuis longtemps ; ce qui change ce jour-là, c’est la décision de le résoudre plutôt que de s’en accommoder.

Le cahier des charges est resté simple d’un bout à l’autre :

  • Que la pièce s’ouvre sans outil.
  • Qu’elle reste parfaitement étanche cycle après cycle.
  • Qu’elle s’adapte au parc existant, pas à un modèle unique.
  • Qu’on puisse voir si c’est propre, sans démonter.

Des dizaines de prototypes

Entre l’idée et le produit, il y a eu l’impression 3D, beaucoup d’impression 3D. Des dizaines de versions, des essais de verrouillage, des tests de résistance à la pression et aux cycles thermiques répétés. Puis le dépôt de brevet à l’INPI, et la mise au point des embouts de fixation interchangeables qui donnent à Bradem sa compatibilité avec plus de 95 % des lave-vaisselle vendus depuis 2000.

De l’atelier au Concours Lépine

En décembre 2025, Sébastien présente le projet au micro de Radio Aviva. En avril 2026, la campagne Ulule est lancée. En mai 2026, le Concours Lépine lui décerne la médaille d’argent.

Entre-temps, la presse spécialisée s’en est emparée. NeozOne résume assez bien ce qui plaît dans cette histoire : les meilleures inventions sont souvent celles qui résolvent un problème quotidien très concret, plutôt que celles qui empilent la technologie.